Retour sur le VMworld 2011:

Ce qui frappe de premiers abords de ce VMworld est l’effervescence générale : 7200 participants, tous les grands acteurs de l’informatique présents (EMC, HP, IBM, Netapp, Dell, Symantec) et plus de 150 annonceurs dont un grand nombre de startup spécialisées dans les technologies autour du Cloud Computing. Un écosystème autour de la virtualisation et du cloud computing se développe et grandit année après année.
Les sessions étaient de grandes qualités avec des orateurs de hauts niveaux : Chad Sakac, Scott Lowe, les VIP VMware : Paul Maritz, CEO de VMware, Steve Herrod, CTO de VMware, Raghu RaghuramVP. Au travers des différentes sessions, VMware nous fait deviner le monde informatique de demain, un monde tourné vers les utilisateurs ou l’on consomme des ressources informatiques comme un service. On parle de moins en moins de technique mais de plus en plus de fonctionnel (même si des sessions très intéressantes sur vSphere 5, SRM5, Stretch Cluster étaient dispensés).
VMworld 2011 est l’occasion unique de rencontrer et des personnes de très hauts niveaux techniques facilement abordables et d’établir un réseau autour de cet écosystème. Lors de cet événement, il est possible de participer à des Hands on Labspour tester différentes solutions et fonctionnalités avec le support des experts VMware. Et pour les plus courageux de passer leur certifications (VCP5).
Les sessions de la journée étaient ponctuées par des soirées dans différents lieux de Copenhague dont la plus importante celle de VMware le Mercredi soir.
Ampleur du phénomène
Afin de comprendre l’ampleur du phénomène lié à la virtualisation, une étude montre que 59% des charges applicatives dans les Datacenters sont maintenant virtualisés. Ce taux devrait atteindre 69% en 2013.
Et pour satisfaire ces besoins, les constructeurs de serveurs adaptent leur technologie et fourniront des serveurs très puissants capable de gérer un nombre impressionnant de VM jusqu’à 320 VM Il n’y a pas de doute possible, l’adoption de cette technologie est massive et le taux de pénétration au sein du système d’information grandit chaque année. Ce sont aux constructeurs et éditeurs de s’adapter, ceux qui pensent le contraire risque fort de le regretter.
VMware prêt pour le Cloud
VMware qui était utilisée auparavant pour des tests et du développement est utilisée sur des environnements de production critique. Cette technologie devient la pierre angulaire de l’informatique moderne qui ouvre la voie vers le cloud Computing. Car le cloud computing est bien l’enjeu de l’informatique de demain. Un nouveau monde est en train de se bâtir. Ce phénomène s’accompagne d’un changement de paradigme dans l’entreprise, ou le DSI, se voit proposer une mission étendue. De gestionnaire de parcs et d’infrastructures, il devient contributeur, voir même inventeur de métiers ! Le service informatique pouvant même dans certains cas passer d’un centre de coût à un center de profit. Tout un programme que le CIO de Ducatti qui a déjà virtualisé 87% de son parc décrit comme semé de défis et challenges mais tellement bénéfique pour l’entreprise qui devient souple, agile, réactive, inventive pouvant s’adapter rapidement aux événements.
Les nouvelles responsabilités des DSI
La DSI se doit maintenant de proposer de nouveaux produits et services, à l’intérieur de l’entreprise comme à l’extérieur. Mais à quels prix, pour quel niveau de service ? VMware propose IT Business Manager Suite. Décomposition analytique des coûts par services (stockage, CPU, réseau, licence, cooling, électricité). Le service est facturé au tantième … Gestion des contrats de SLAs, suivis de niveaux de services, anticipations des pénalités financière, Budgeting..
Pour les utilisateurs, les technologies autour du cloud computing offrent des perspectives très excitantes. Les démos les plus spectaculaires sont probablement celles liées à l’interaction entre VMWare View, la messagerie Zimbra, le projet Horizon (portail d’application), le projet Octopus (le partage d’information en Cloud). Nous sommes dans le domaine de la mobilité poussé à son extrême. Les applications se délocalisent et sont provisionnées au moyen d’un portail (Horizon) et approuvées au moyen d’un Workflow qui déclenche l’inscription en CMDB et automatise la gestion des autorisations. L’application ThinApp est provisionnées en quelques secondes sur le desktop et synchronisé sur un Smartphone qui partage la même vue View et qui dispose d’un hyperviseur intégré pour séparer l’usage privé de celui professionnel.Le projet VMware Octopus (un équivalent de Dropbox) permet de partager les données utilisateurs dans le Cloud et tirer partie de l’ensemble des terminaux mobiles ! Voici probablement ce qui manquait à VDI pour prendre son essort !
La vision nouvelle génération du consommateur dans et hors de l’entreprise : «any time, any device, any where » et en toute sécurité.
La gestion de l’environnement
L’entreprise est donc promise à la gestion de centaines voir de milliers de VMs. L’hyperviseur se banalise et sa gestion devient essentielle. Comment faire pour assurer la performance, la disponibilité, l’efficacité de l’ensemble de ces moyens ? Réponse : vCenter Operations. Véritables tableaux de bord de monitoring et de surveillance des actifs virtualisés, vCenter Operations est un outil très complet permettant d’anticiper les incidents au moyen d’un outil d’analyse statistique et de fournir une conclusion rapide quand au moyen à mettre en œuvre en phase corrective. Nous voyons ici une habile intégration d’ADM (gestion des dépendances) vendu par EMC à VMWare
L’administrateur peut rapidement visualiser les VMs dont la charge IO est trop intensive De même chaque ESX peut être introspecté afin de vérifier les éléments CPU, RAM, performance IO …Le rôle et les responsabilité des administrateurs vont changer de nature et évolueront d’un métier aujourd’hui assez technique pour évoluer plus vers le fonctionnel.
Un grand merci à Franck Jaffré et Benoit Di Pizzo pour leur contribution à la rédaction de ce retour d'expérience.











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